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Culture Headwear Comment fabrique t-on un béret ?

Un béret est un accessoire qui semble simple puisqu’il y a très peu de coutures à réaliser et c’est un couvre-chef d’un seul morceau de feutre. Fabriqués traditionnellement en France, les bérets sont confectionnés à la main, ce qui demande plusieurs jours de travail sur chaque modèle qui passe entre les mains expertes de plusieurs couturiers et doit être conforme aux normes qualitatives des fabricants. Nous vous proposons aujourd’hui une petite histoire du béret : de l’élaboration de son feutre aux dernières finitions !

Le béret : naissance du feutre

Le choix des matériaux qui composeront le feutre est crucial car il influence le travail de confection ainsi que la qualité du produit fini. Pour être qualitatif, il se doit d’être en pure laine, de préférence Merinos car il s’agit de la laine la plus fine qui existe et elle permet de réguler la température du corps, absorbe jusqu’à 30% de son poids en eau et est anti-odeur car la transpiration absorbée est évacuée. On remarque aussi le développement de bérets en laine d’angora aussi très fine et résistante qui confère un petit air luxueux au béret. Il convient de savoir que le feutre est tricoté et non tissé ! Les bergers utilisaient des aiguilles de buis mais depuis, le principe s’est mécanisé. La machine réalise une galette d’une taille précise puis est ajouté à la main le cabillou, petite « queue » située au sommet du béret qui reprend les mailles situées au centre de la galette. Le béret est ensuite ourlé afin d’éviter que le feutre ne se détériore pas dans le future.

Une fois la forme du béret tricotée, vient l’étape du foulage de la laine qui en renforce les propriétés naturelles en la transformant en feutre. Lors du foulage, la laine est volontairement « abimée » pour que les fibres s’entremêlent, ce qui forme ensuite le feutre. C’est cette étape qui soulignera la qualité finale ou non du béret. Le béret était initialement foulé dans les eaux du Béarn mais est désormais plongé dans un bain d’eau chaude et martelé avec des maillets en bois afin de malmener les fibres ce qui peut prendre entre 2h et 14h suivant l’épaisseur du feutre. Le feutre obtenu est plus dense que la laine classique tout en en gardant sa chaleur mais il résiste mieux à l’eau et à la poussière, ce qui était un avantage de taille pour les bergers de l’époque !

A l’état brut, le feutre est de couleur écru ou brune. Afin de le commercialiser et pour qu’il réponde aux codes de la mode du moment, le béret est ensuite teint. Chaque fabricant dispose d’une technique qui lui est propre afin de pigmenter le feutre. Cette étape est assez délicate puisque la couleur du feutre se doit d’être uniforme, éclatante, durable et unique !

Une histoire de mise en forme

Lorsque le béret est encore chaud et humide de l’étape de la teinture, il doit être « formé ». Les bergers du Béarn utilisaient leurs genoux pour étirer le béret et lui donner sa forme mais les ateliers d’aujourd’hui ont recours à des formiers en fer et en bois qui étirent les fibres jusqu’à la forme finale désirée. La forme est importante car bien que chaque produit soit fabriqué de la même façon, il existe différentes tailles de bérets mesurées en pouces. Un béret de 9 pouces est un béret assez petit qui se portera bien plaqué avec les bords remontant sur les oreilles. Le béret de 10 pouces est le béret classique porté par le plus grand nombre et qui permet de le mettre légèrement de côté pour un style un peu militaire. Le béret de 11 et 12 pouces est un béret large qui est le béret typique des Chasseurs Alpins. A chaque style sa taille de béret !

Le béret est ensuite gratté grâce à des brosses métalliques. Ne disposant pas de machines, les bergers cueillaient des fleurs de chardon qu’ils laissaient sécher et qui permettaient de retirer les petits fils et aspérités. Par la suite, le couvre-chef est rasé manuellement grâce à des rasoirs bien semblables à ceux utilisés dans nos salles de bain ! Cette étape lui donne son aspect de velours qu’on lui connaît et qui est aussi lisse que le revêtement vert des tables de billard. Le grattage et rasage permettent donc de soulever les poils en surface et de les égaliser en rasant tout ce qui dépasse ! Et le cabillou n’est pas oublié lors de cette étape et a lui aussi droit à sa séance de mise en beauté !

Enfin vient l’étape du garnissage qui consiste à doubler ou non le béret, suivant le style recherché. A l’époque, seules les femmes portaient le béret nu, sans garnissage. Bien souvent, les bérets de qualité d’aujourd’hui sont doublés en soie qui fait apparaître le blason de la marque ainsi que l’origine du produit. Une bande de cuir peut ensuite être ajoutée et cousue tout autour du béret afin de lui donner une forme plus rigide et une meilleure tenue. Cette bande de cuir appelée « baleine » n’est pas obligatoire mais se doit de toujours provenir des meilleurs cuirs ! L’écusson et le logo du fabricant sont ensuite brodés sur la doublure et l’on apose à la presse l’indication de la taille à l’intérieur de la bande en cuir, généralement cousue avec un gros fil rouge bien reconnaissable. Un petit nœud rouge appelé « boufette » est rajouté à l’arrière du béret et représente une petite marque permettant de toujours porter le béret dans le même sens.

Lorsque le béret est enfin terminé, il est généralement pesé, ce qui permet de vérifier qu’il est bien conforme aux normes de qualité, ce qui est essentiel surtout lors de l’élaboration de bérets militaires qui se doivent d’être épais et tous identiques !

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